Anthemon: Biographie

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« KADAVRESKI », dernier album venu enrichir la discographie d’ANTHEMON, voguant entre les éléments musicaux typiques de ce qui caractérise la personnalité du groupe depuis ses débuts et l’élargissement vers de nouveaux horizons, est un nouveau pas en avant pour une formation ayant toujours cherché à évoluer et diversifier son vocabulaire.

Le groupe Parisien a vu le jour dans des circonstances qui ne le prédestinaient pas à son parcours quelques années après sa naissance. Né en janvier 1997 sous forme de duo, ANTHEMON ne s’est développé en véritable groupe qu’après l’enregistrement et la sortie d’une première démo en format CD en octobre 1998, « Nocturnal Contemplations », crée avec l’aide d’une chanteuse qui n’intégrera pas le combo. Les bons échos du CD permettent au groupe de se faire connaître dans l’underground Parisien. Dès lors, la composition de morceaux plus mûrs et plus complexes débute. Les arrivées respectives des musiciens adéquats permettent à ANTHEMON de stabiliser un certain temps son line-up.

En novembre 2000, sort « Talvi » (Hiver en Finnois), un MCD 7 titres, qui révèle un plus grand pannel d’influences. Le groupe se forge une réputation française conséquente grâce au bon accueil de la presse et à des prestations scéniques en région Parisienne et en province.

En 2001, ANTHEMON compose et prépare l’enregistrement de son premier véritable album. « Arcanes » prend forme tandis que les négociations auprès des labels aboutissent à la signature avec Thundering Records, qui sort l’album en février 2003. « Arcanes » marque le début de la collaboration d’ANTHEMON avec Ahti Kortelainen (Tico-Tico Studio, Finlande), offrant pour la première fois au groupe une production de qualité internationale.

L’accueil de « Arcanes » est unanime, la majeure partie de la presse et du public acclamant l’album. Dès lors on reconnaît l’habileté de ANTHEMON à proposer une musique personnelle qui puise le meilleur de plusieurs styles musicaux pour en proposer une mixture cohérente et inédite. Généralement affublé d’étiquettes stylistiques peu représentatives, le groupe utilise cependant le qualificatif de « Metal Atmosphérique » qu’il considère assez vague pour sous-entendre la diversité de son vocabulaire.

Quelques mois à peine après la sortie de son premier album, ANTHEMON travaille à son successeur, un album ambitieux qui représente une évolution plus marquée du visage musical du groupe. Alors que débutent les répétitions pour ce nouvel album, suite à un changement de line-up, le groupe décide d’abandonner le chant féminin au profit d’un chant masculin, quitte à désorienter les fans de la première heure.

Fort cette expérience, ANTHEMON reprend le travail sur le nouvel album, « Dystopia », l’enregistrant en juin 2004 et le mixant en Août de la même année. Cette fois encore, c’est Ahti Kortelainen du Tico-Tico Studio qui prend en charge le mixage.

Musicalement et textuellement, « Dystopia », sorti en novembre 2004, est une oeuvre beaucoup plus aboutie que les précédents efforts. En synthétisant leur vaste panel d’influence à travers une musique plus progressive, plus sombre, inclassable et de plus en plus personnelle, les membres du groupe ont gagné le pari de proposer la bande son originale du terrible monde décrit dans les textes – dont un en français – où la liberté des hommes n’est plus qu’illusion.

« Dystopia » est majoritairement bien accueilli même si l’absence de chant féminin et la difficulté d’apposer une étiquette sur la musique de l’album aura pour effet de voir une partie du public tourner le dos à ANTHEMON. En contrepartie le groupe affirme par le biais de cet album sa totale indépendance artistique.

En 2005, ANTHEMON enchaîne sur la préparation d’un nouveau disque et remet à jour un line-up jusqu’alors instable. Avec le successeur de « Dystopia », portant le curieux titre de « Kadavreski » (contraction de « cadavre exquis »), le groupe poursuit sa recherche de symbiose de multiples influences. En proposant 4 titres, dont un de 23 minutes, scindés en FACE A et FACE B en guise d’hommage aux géants du progressif du début des années 70, ce nouvel album, enregistré et mixé – par Ahti Kortelainen – entre Juin et Août 2005, montre un groupe totalement maître de sa musique et de ses spécificités. Très mélodique, abondant en arrangements, « Kadavreski » se distingue de ses prédécesseurs de par sa plus grande variété stylistique et une approche globalement plus violente, plus sombre et plus symphonique.

Interview:

Merci d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions.

Aucun problème, c’est avec plaisir.

Pour commencer peux-tu nous rappeler le parcours du groupe ?

Et bien Anthemon a vu le jour en 1997. Marc Canlers (basse & growls) et moi-même (Sylvain Bégot, guitares) avons commencé à faire de la musique ensemble sous forme de duo. Nous avons enregistré une démo sur CD en 1998, « Nocturnal Contemplations », à l’aide d’une amie au chant, dans le but de trouver un line-up avec la possibilité de faire écouter aux candidats la musique que nous souhaitions faire. Après plusieurs changements de line-up nous avons enregistré « Talvi » en 2000 avec, en plus de Marc et moi, Nicolas Joyeux à la batterie, Alexandre Kohler à la guitare et Nathalie Bonnaud au chant. « Talvi » est souvent considéré comme notre premier album mais il s’agit en réalité d’un mini-album autoproduit. « Talvi » nous a permis de nous faire connaître en France et a plus ou moins défini notre ligne de conduite artistique, que nous avons fait beaucoup évoluer par la suite, notamment sur notre premier album, « Arcanes », sorti en 2003 après le recrutement de Sébastien Latour aux claviers et notre signature chez Thundering Records. « Arcanes » a reçu un bon accueil et a gommé les erreurs de jeunesse que l’on pouvait trouver sur « Talvi ». Puis Nicolas et Nathalie ont décidé de quitter le groupe pour des raisons qui leur sont propres. Nous avons alors recruté un nouveau batteur en la personne de David Verbecq et nous avons décidé d’abandonner le chant féminin en intégrant Loïc Malassagne au chant. Nous avons sous cette forme enregistré « Dystopia », notre dernier album en date, sorti le 12 novembre 2004, qui marque un nouveau pas en avant dans notre démarche d’évolution constante.

Quelles sont vos principales influences ?

Pas du tout les groupes auxquels on nous compare en général ! Marc est très branché vieux heavy – c’est un fan de Iron Maiden -, Alexandre est plutôt Black Metal à la Windir, il aime aussi des groupes comme Katatonia ou Yearning. Sébastien est assez orienté Metal Sympho et Doom à claviers façon Shape Of Despair. David préfère le Metal plus extrême, le Death surtout, Loïc, tout comme moi, est très varié dans ses goûts mais je crois qu’il écoute surtout des trucs des années 80 ou début des années 90. Et moi, j’aime sans préférences tous les styles de Metal du moment que c’est bien fait. J’ai surtout été influencé par des groupes extrêmes du début des années 90 qui incluaient de la mélodie dans leur musique comme les premiers Sentenced, Amorphis ou Pestilence par exemple et également des > groupes anglais comme My Dying Bride, Anathema ou Paradise Lost mais il y en a beaucoup d’autres. Aujourd’hui j’écoute essentiellement de la musique des années 70 – du prog, les balbutiements du Hard Rock, du Jazz/Fusion, etc. – mais ça ne m’empêche pas de me passer un bon Nile juste après… Ce melting pot d’influences forge le caractère de la musique d’Anthemon car nous avons digéré tout ça pour en faire une mixture qui nous est propre. C’est aussi pour cette raison qu’il est difficile de nous catégoriser parce qu’on ne peut pas dire qu’on ressemble spécifiquement à untel ou untel.

Peux-tu nous parler de votre nouvel album intitulé « Dystopia » ?

Pour commencer je dirais que « Dystopia » sonne exactement tel que nous le voulions, ce qui n’a pas toujours été le cas auparavant. Par rapport à nos disques précédents, il représente à mon avis une grande évolution de la qualité de notre musique et de notre style, sans pour autant abandonner ce qui faisait déjà notre spécificité sur « Talvi et « Arcanes », à savoir une musique riche, puissante et atmosphérique à la fois, et surtout lorgnant dans toutes les directions en même temps mais en restant cohérente. Nous avons toujours cherché à bâtir des univers entiers pour chaque titre et je pense que ceux ci sont plus mûrs et plus profonds sur « Dystopia ». Je parlais d’évolution plus haut, il y a l’évolution que l’on peut qualifier de naturelle car nous nous améliorons avec le temps et l’évolution consciente, c’est à dire les changements que nous faisons consciemment dans notre musique pour l’améliorer, ajouter de nouveaux éléments ou supprimer ce qui ne nous intéresse plus. Sur « Dystopia », nous avons travaillé sur des sons de claviers différents que ceux nous utilisions dans le passé, nous avons inclus des parties plus extrêmes, des parties plus « progressives », d’autres plus directes, etc. Nous avons cherché la variété et surtout de jamais s’enfermer dans un style ou se donner de limites.

L’album a été mixé au studios Tico Tico en Finlande, pourquoi ce choix ?

Il y a plusieurs raisons en fait… D’abord le rapport qualité/prix d’un tel studio est plus intéressant en Finlande qu’en France et le Tico Tico est un studio dans lequel beaucoup de groupes qui ont eu une importance pour moi dans mon adolescence ont enregistré. Ensuite nous avions déjà travaillé avec Ahti Kortelainen sur « Arcanes » et nous étions satisfaits du résultat alors il nous semblait logique de ne pas changer une équipe qui gagne. Et, l’expérience aidant et Ahti connaissant déjà quel type de musique nous faisons, nous savions que nous pouvions améliorer la production de « Dystopia » parce que nous n’avons pas seulement cherché cette fois à avoir un bon son mais à travailler sur un son qui correspond vraiment à la musique couchée sur l’album.

Qui a crée l’artwork ?

La pochette est l’oeuvre d’un peintre Polonais du nom de Beksinski, très talentueux mais malheureusement trop peu connu. Nous avons réellement craqué sur la peinture qui orne la pochette de « Dystopia » alors nous avons acquis les droits pour l’utiliser car elle reflète à beaucoup de niveaux la musique de l’album, comme par exemple cette sensation d’isolement, d’emprisonnement, d’oppression, de survie difficile qu’elle évoque. Quant au booklet c’est Marc qui s’en est chargé. Le but était de créer un artwork proche du monde malade décrit dans les textes. Nous avons de la sorte un peu « modernisé » notre approche visuelle du groupe.

Quelles sont d’après toi les principales différences entre cet album et le précédent ?

En premier lieu, ça me semble évident, le chant a plus de testostérone :) L’ambiance générale, le son, sont également très différents car nous avons mis de côté les nappes de violon et les pianos pour des sons de claviers plus froids, plus modernes voire
« futuristes » parfois, qui paradoxalement sont en fait, pour certains d’entre eux, des sons hérités des années 70. Il y a aussi moins de réverbération dans l’ensemble, ce qui rend la musique un peu moins « spatiale » que dans le passé, plus ancrée dans la réalité. Et au-delà de ces changements évidents à la première écoute, les compositions ont évolué vers une musique plus libre, plus compacte et à mon avis, débarrassé du superflu. L’album est dans son ensemble plus sombre, plus froid, plus distant, plus solide, il s’écoute dans son ensemble, chaque titre étant la pièce d’un grand puzzle.

Comment avez-vous procédé pour la composition ?

Comme toujours, c’est à dire que l’un de nous ramène un titre complètement écrit et le présente aux autres. Ensuite, les suggestions de modifications de chacun, l’appropriation et l’interprétation de tous les membres du
groupe transforment le morceau qui prend alors une forme quasi définitive. Ensuite, d’autres changements de dernière minute sont faits en studio, en fonction de la manière dont les titres sonnent et des idées qui peuvent survenir en cours d’enregistrement. Nous étions assez pressés par le temps cette fois vu que le Tico Tico était booké en août 2004, ce qui nous a obligé à aller vite pour recruter des nouveaux membres, répéter et enregistrer l’album après le départ de Nicolas et Nathalie en novembre 2003. Du coup, nous avons en grande partie travaillé chacun de notre côté, ce qui a obligé tout le monde à s’impliquer à 200% et donc à travailler paradoxalement de manière beaucoup plus collective car l’apport de chacun est plus important que sur « Arcanes ».

Quels sont vos sujets de prédilection pour les textes, et où puisez-vous l’inspiration ?

C’est une question à laquelle je ne peux pas répondre dans le détail parce que les thèmes abordés changent d’un disque à l’autre. Il y avait dans « Talvi » des textes assez fantasmagoriques sur l’hiver, la mort, le froid, le monde. Sur « Arcanes » il s’agissait plutôt de relater des expériences personnelles douloureuses, comme un exutoire, une catharsis. Ceux de « Dystopia » décrivent une ou des sociétés dans lesquelles les hommes sont privés de libertés d’une manière ou d’une autre. Ils sont inspirés des dystopies telles que
« 1984 », « Farenheit 451 », « Les monades urbaines », « Tous à Zanzibar », etc. et sont l’occasion de faire un parallèle et un constat de ce que devient notre société de consommation occidentale. Un monde dans lequel les gens ne lisent plus, dans lequel les conneries qui passent à la télévision tiennent le principal rôle dans l’éducation, dans lequel l’argent est devenu une valeur essentielle, dans lequel l’eugénisme et le déterminisme social ne sont plus une vague inquiétude d’écrivain de Science Fiction mais une réalité… L’objectif n’est pas une quelconque revendication mais un constat, un instantané de ce qu’est la société des hommes au début du XXIème siècle.

Avez-vous des projets de tournée pour promouvoir ce nouvel album ?

Je ne sais pas encore. Il y a pour l’instant des concerts un peu éparpillés, les premiers ayant lieu le 27 novembre à Lille et le 11 décembre à Vauxbuin, mais j’espère qu’on aura la possibilité de faire une vraie tournée et de jouer dans des régions que nous n’avons pas encore Anthemonisées, comme la Bretagne ou le Sud Ouest.

Quels albums écoutes-tu le plus actuellement ? (Tous styles confondus)

En ce moment ma playlist ressemble à ça, sans ordre précis :
– Magma – Könhtartoz
– Gentle Giant – Three Friends
– Distress – The Mourning Sign
– King’s X – Ear Candy
– Genesis – Foxtrot
– Godflesh – Selfless
– The Mahavishnu Orchestra – The Lost Trident Sessions
– Anthemon – Dystopia

Que penses-tu de la scène metal française actuelle ?

Je ne m’intéresse plus trop à l’actualité mais je constate qu’il y eu ces dernières années un accroissement constant de la qualité des groupes français, dans tous les styles de Metal ou presque. C’est très encourageant, d’autant que le public soutient de plus en plus les groupes hexagonaux. Malheureusement le revers de la médaille c’est qu’il persiste au sein de la scène française une mentalité de merde. Certains passent plus de temps à casser du sucre sur le dos des autres, par bêtise, arrivisme ou par jalousie peut-être. Je ne sais pas ce qui motive réellement ce comportement et sans doute est-il ancien mais internet à changé la donne en offrant un espace d’expression à des gens qui n’ont rien à dire. Tout ça pour dire que je reste assez mitigé sur la scène française. La qualité est bien présente mais il manque encore quelque chose : une attitude plus sereine, le respect du travail des autres, une meilleure confiance en soi ou autre chose, je ne sais pas exactement.

As-tu une anecdote à nous raconter sur le groupe ?

Hmmm je dirais que les anecdotes les plus mémorables sont les petits trucs qui peuvent arriver lors d’un concert. Nous n’avons souvent pas de chance avec des ivrognes. Mais ils ont donné une valeur ajoutée à nos concerts :) Je pense par exemple à ce type bourré lors d’un concert en plein air à Paris que j’ai dû pousser dans la foule parce qu’il marchait sur la pédale de volume de mon multi-effet, ce qui me coupait le son. Le type avait visiblement envie de m’en coller une mais les gens l’on retenu. Lors d’un concert à Anger, un type imbibé m’a tapé sur l’épaule pour attirer mon attention, en plein concert, pour me demander de monter le volume. A Amiens, pendant le premier silence après avoir commencé le set, un type bourré hurle « C’est nul ! ». A Vauxbuin, un autre n’a pas arrêté de gueuler « Semen ! Semen ! » pendant tout le set, même après avoir terminé de jouer ce morceau justement. Sans doute n’était-il plus en état de le reconnaître. Mais comme dit David notre batteur – et je suis sûr que ça va lui plaire que je cite sa phrase culte – : « Mieux vaut avoir le mauvais oil que rien du tout » :)

Quels sont vos projets à court et à long terme ?

A très court terme, c’est de donner des concerts en support de « Dystopia ». Nous allons également très vite lui donner un successeur, car nous avons déjà pas mal de nouveau matériel. A plus long terme, je pense que notre objectif primordial est de continuer à développer encore et encore notre démarche artistique en totale liberté.

Et pour conclure, peux-tu dire un petit mot pour les auditeurs de Metal Choc ?

Et bien je leur adresse mes salutations, en espérant que l’année qui va bientôt s’achever a été riche en découvertes musicales de qualité. J’encourage tout le monde à ouvrir des bouquins et lire plutôt que de passer son temps devant la télé ; il ne faut pas que la lecture devienne petit à petit le luxe d’une élite car c’est en grande partie elle qui ouvre l’esprit, offre des visions alternatives au monde et permet de comprendre qu’il existe d’autres façons de voir les choses que celles exposées dans les médias généralistes. Et si vous ne connaissez pas Anthemon, je vous invite à faire un tour sur notre site (http://www.anthemon.com).

Merci pour l’interview et bonne continuation.

Merci a toi et à bientôt !

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“KADAVRESKI”, the latest ANTHEMON album, sailing between the typical musical elements of the band and towards new horizons, is a new step ahead for a formation that has always tried to evolve and to diversify its vocabulary.

Born in January 1997 as a duet, ANTHEMON turns into a “real” band only after the release of a demo CD titled “Nocturnal Contemplations” in October 1998, created with the assistance of a female singer who is not part of the band.
The good echoes of this first try makes it possible for the band to get known into the French underground and to get a full line-up.

In November 2000, “Talvi” (“Winter” in Finnish), a 7 titles MCD, which reveals wider influences than the previous release, comes to life. With this EP, the band earns a consequent reputation thanks to the good reception of both the press and the audience.

In 2001, ANTHEMON composes and prepares the recording of its first true album. “Arcanes” takes form while the negotiations with some labels lead to the signature with Thundering Records, which releases the album in February 2003.
“Arcanes” is the beginning of the collaboration of ANTHEMON with Ahti Kortelainen (Tico-Tico Studio, Finland), offering for the first time a production of international quality to the band.
With “Arcanes”, ANTHEMON is seen as a skilled band, able to propose a personal music which draws the best of different musical styles to get a coherent and new mixture of it.

A few months later, ANTHEMON works on its successor, an ambitious album which represents a more marked evolution of the band’s musical face.
Whereas the repetitions for this new album begin, the band decides to give up the female vocals and chose to get a full time male singer instead, even if it means to disorientate the fans of the first hour.

“Dystopia”, released in November 2004, shows a huge evolution of the band. By mixing their vast panel of influences through a more progressive, darker, and increasingly personal music, the members of the band won the bet to describe the terrible world created in the lyrics, where freedom of men is nothing but an illusion.
“Dystopia” is mainly well seen by both the press and audience, even if the absence of female vocals and the difficulty of categorising the music leaves some old fans behind. But on the other hand the band claims its total artistic independence by the means of this album .

In early 2005, ANTHEMON starts the preparation of a new album, which is released on November of the same year. The successor of “Dystopia”, carrying the curious title of “Kadavreski” (contraction of “Cadavre Exquis”(exquisite corpse)), the band goes on with its search for symbiosis of multiple influences.

By proposing 4 titles, one of them lasting 23 minutes, divided into A Side and B side as some kind of tribute to the progressive rock giants of the seventies, this new album, shows ANTHEMON at its best. Very melodic and abundant in arrangements, “Kadavreski” is distinguished from its predecessors from his larger stylistic variety and an overall more violent and darker approach.

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