[lang_fr]Bob Marley : Biographie[/lang_fr][lang_en]Bob Marley : Biography[/lang_en]

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Nesta Robert Marley dit Bob Marley était un chanteur de reggae né à Nine Miles, paroisse de Saint Ann (Jamaïque) le 6 février 1945 et décédé d’un cancer à Miami (Floride, États-Unis) le 11 mai 1981.

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Robert « Bob » Nesta Marley OM (February 6, 1945 – May 11, 1981) was a Jamaican singer, songwriter, guitarist, and activist. He is the most widely known performer of reggae music. A faithful Rastafari, Marley is regarded by many as a prophet of the religion.

Marley is best known for his reggae songs, which include the hits « I Shot the Sheriff« , « No Woman, No Cry« , « Three Little Birds« , « Exodus« , « Could You Be Loved« , « Jammin‘ », « Redemption Song« , and « One Love« . His posthumous compilation album Legend (1984) is the best-selling reggae album ever, with sales of more than 12 million copies.

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Bob Marley, Nesta Robert Marley est né le 6 février 1945 à Rhoden Hall près de Nine Mile dans le département de Saint Ann (Jamaïque). Il décède d’un cancer généralisé suite à une tumeur au gros orteil gauche qu’il n’avait pas soigné correctement à temps, sans doute parce que mal conseillé, ou dû à son fort engagement dans le Mouvement rastafari.

Né d’une mère jamaïcaine noire âgée de 18 ans, Cedella Marley Booker, née Malcolm, et d’un père jamaïcain blanc d’origine anglaise et plus lointainement juive syrienne, superviseur à cheval des travaux des champs et âgé d’une cinquantaine d’années, Norval Marley, qu’il n’a que très peu connu.

Les parents de Norval Marley n’acceptaient apparemment pas sa liaison avec une femme noire, et Norval, décrit par Cedella comme un homme gentil, mais de faible caractère, aurait été rejeté par sa famille. Bob Marley souffre de l’absence de son père, qui le fait venir à la capitale pour étudier quand il a cinq ou six ans. Sans nouvelles, sa mère le retrouvera des mois plus tard dans une rue de Kingston : son fils avait été confié à une vieille dame, pour qui il faisait les courses. Cedella voit Norval une dernière fois et reprend son enfant.

À son adolescence, Nesta quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. Il y rencontre Neville Livingston dit Bunny Wailer et Winston Hubert McIntosh dit Peter Tosh, avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu’ils entendent sur les radios de Miami.
Le chanteur Joe Higgs leur donne des cours de chant. Bob Marley enregistre pour le producteur Leslie Kong ses deux premiers titres Judge Not et une reprise d’un succès de country & western de Claude Gray, One Cup of Coffee en 1962 alors qu’il est âgé de 17 ans. Ces titres ska n’ont aucun succès mais Bob continue de s’investir dans la musique.

En 1963, il forme avec Junior Braithwaite, Peter Tosh et Bunny Wailer le groupe The Wailers (les gémisseurs). Ils obtiennent un contrat avec Studio One et leurs premiers morceaux de ska, gospel, rhythm and blues et soul sont produits par le grand producteur local Clement « Sir Coxsone » Dodd, qui a pour assistant en studio Lee « Scratch » Perry (Scratch assure aussi la promotion).
Bob quitte son métier de soudeur. Après l’album « The Wailin’ Wailers« , le trio se sépare de Coxsone, qui ne leur a pas versé grand chose en contrepartie de la centaine de titres qu’ils ont enregistré pour lui (dont plusieurs succès, comme Simmer Down et Put it On).

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Après son mariage avec Rita Anderson début 1966, Bob Marley part rejoindre sa mère, remariée avec un Jamaïcain nommé Booker à Wilmington, Delaware, aux É.-U.. Bob travaille à l’hôtel Dupont, mais continue à écrire des chansons. Il est provisoirement remplacé par Constantine « Dream » Walker. À son retour après l’été 1966, il s’intéresse de plus en plus au mouvement rastafari, qui a émergé dans les années 30 en Jamaïque, et fonde avec Peter Tosh et Bunny Livingston le label indépendant Wail’n Soul’m. Leur premier titre autoproduit dans le nouveau style rocksteady s’intitule Bend Down Low.

À Kingston, c’est Mortimer Planno, un rasta jamaïcain d’origine cubaine qui a voyagé en Éthiopie et rencontré Haïlé Sélassié Ier au début des années 60 qui lui transmet une partie de sa culture rasta. Sans le soutien d’un distributeur professionnel, ses disques se vendent très mal, et Marley est trop pauvre pour vivre en ville avec sa femme Rita et ses deux enfants Cedella et Ziggy. Il retourne dans son village natal en 1967 pour un ressourcement spirituel, mais continue à enregistrer et à publier nombre de 45 tours obscurs pour sa petite marque Wail’n Soul’m, comme les futurs classiques Hypocrites et Nice Time qui sortent sous le nom de Bob Marley & the Wailers.

Rita, Bob Marley et Peter Tosh rencontrent en janvier 1968 le chanteur américain Johnny Nash, qui est décidé à lancer le style rocksteady aux États-Unis, et son manager Danny Sims, avec qui ils signent un contrat international exclusif pour les disques et éditions JAD. Bob leur fournit quantité de compositions inédites, dont Stir It Up, qui deviendra bientôt un succès pour Nash. Johnny Nash a beaucoup de succès avec le rocksteady (tube américain « Hold Me Tight » en 1968), mais l’album de Bob Marley & the Wailers qu’il a financé ne sort pas (il ne sera finalement publié qu’en 1997 chez JAD). Seule une nouvelle version de Bend Down Low avec des cuivres américains ajoutés à New York sort en France et au Canada (JAD-CBS) en 1968, mais sans aucun succès.

Bob Marley écrit parallèlement son premier morceau rasta, Selassie Is the Chapel en 1968. Cet enregistrement important, dans le style nyahbinghi (tambours rastas), est financé par Mortimo Planno, qui en interprète la face B, A Little Prayer. Quelques producteurs locaux se succèdent, mais le trio vocal n’a plus aucun succès depuis son départ du giron de Coxsone Dodd.

Sans ressources, Bob repart aux États-Unis rejoindre sa mère en 1969. Il travaille plusieurs mois de nuit dans une usine automobile Chrysler. Sa femme et ses jeunes enfants les rejoignent. À son retour, il fonde les disques Tuff Gong, du nom de son surnom du ghetto (dérivé du surnom de Leonard Howell, le « Gong » fondateur du mouvement rastafari), et enregistre une reprise de James Brown (Say It Loud) I’m Black and I’m Proud rebaptisée Black Progress dans le nouveau style reggae avec de jeunes musiciens brillants, les frères Carlton (à la batterie) et Aston « Family Man » Barrett (à la basse) qui ne le quitteront plus.

Mais les disques indépendants Tuff Gong n’ont toujours aucun succès. Marley va voir son vieil ami Lee « Scratch » Perry qui fin 1969 a été chanter en Angleterre accompagné par les frères Barrett sous le nom des Upsetters. Perry a obtenu un succès anglais avec l’instrumental The Return of Django et accepte de produire le trio vocal Bob Marley & the Wailers. Ils collaboreront jusqu’en 1977. Perry donne une nouvelle couleur au groupe, qui enregistre plusieurs chefs-d’œuvre avec lui, dont Duppy Conqueror, Sun Is Shining, Soul Rebel, Kaya et le (I’ve Gotta) Keep on Moving de Curtis Mayfield. Il en publiera certains sur l’album « Soul Rebels » sorti en Angleterre en 1973 chez Trojan.

Toujours sans succès, Bob Marley & the Wailers gravent une dizaine de chansons avec l’équipe de musiciens de Leslie Kong, un producteur jamaïcain (Kong avait déjà produit les deux premiers 45 tours solo de Marley en 1962) qui a du succès en Angleterre grâce à un son professionnel capable de percer sur le marché britannique (disques Trojan à Londres). Il publiera ces titres en 1971 sous le nom de « The Best of the Wailers« . Bunny Wailer, superstitieux, pense que leur « meilleur » est encore à venir et lui lance une malédiction.
Leslie Kong décède peu après d’une crise cardiaque, et le trio ne touche aucun argent. Marley rejoint l’organisation rasta des Douze Tribus d’Israel fondée par Prophet Gad, alias Vernon Carrington. Ils continuent à alterner les autoproductions pour Tuff Gong et les séances financées par Lee « Scratch » Perry pour sa marque Upsetter. Malgré la qualité de leur travail prolifique, ils n’ont aucun succès local jusqu’à leur autoproduction Trench Town Rock (Tuff Gong 1971).

À la demande de Johnny Nash qui cherche des compositions pour la bande du film suédois Love Is Not a Game dans lequel il joue le rôle principal, Bob Marley part à Stockholm en 1971. Il y écrit plusieurs morceaux, et collabore à la bande du film. Nash signe alors avec les disques CBS à Londres où il enregistre le plus gros succès de sa carrière, I Can See Clearly Now.
Marley l’a rejoint, et signe lui aussi avec CBS grace à Nash et son manager, avec qui il est toujours sous contrat. Comme l’album de Nash, le 45 tours Reggae on Broadway sort en 1972, mais Marley n’a aucun succès. Le son et les musiciens anglais apportés par Nash ne lui conviennent pas.
Quelques concerts à Londres avec les frères Barrett sont organisés en première partie de Nash, mais sans succès. Nash part vers la gloire et abandonne son poulain. Marley contacte alors Chris Blackwell, le patron des labels Trojan et Island Records. Blackwell a déjà distribué en Angleterre les disques Beverley’s de Leslie Kong, et connaît le nom de Marley. Il rachète le contrat de production à Danny Sims, et confie de l’argent à Bob, qui part enregistrer à Kingston.
À ce point charnière de sa carrière, Bob Marley a déjà contribué à au moins 350 morceaux enregistrés en studio (dont une trentaine environ en tant que choriste), dont une grande partie ne seront révélés au public international que très tardivement, bien après sa mort, notamment dans la série de onze CDs « The Complete Bob Marley & the Wailers 1967-1972 » (Jad) parue entre 1998 et 2003. Marley réenregistrera par la suite une partie de ces compositions, comme Satisfy my Soul, Sun Is Shining ou Lively Up Yourself.

À la suggestion de Blackwell, les deux premiers albums pour Island sont remixés à Londres, où des solos de guitare sont ajoutés, ainsi que des parties de claviers qui apportent un son plus accessible au grand public. Ils sortent chez Island sous le nom des Wailers en 1973, mais après une tournée anglaise Bunny Wailer quitte le groupe, remplacé par Joe Higgs pour la tournée suivante (album « Talking Blues« ), puis c’est Peter Tosh qui s’en va, laissant Bob à sa carrière solo.

Le trio vocal féminin the I Three avec Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt prend en charge les chœurs. Le nom des Wailers sera désormais celui de ses accompagnateurs, parmi lesquels les frères Barrett (basse et batterie), les claviéristes Earl « Wire » Lindo et Tyrone Downie, le guitariste Earl « Chinna » Smith, l’harmoniciste Lee Jaffee et le percussioniste Alvin « Seeco » Patterson. Son premier album est le chef-d’œuvre « Natty Dread », dans lequel il incorpore une influence blues avec le guitariste américain Al Anderson. Un autre guitariste soliste américain, Junior Marvin, est ensuite engagé. Suivront le « Live! » enregistré le 18 juillet 1975 à Londres, qui contient son premier succès international No Woman No Cry où il console une femme affectée par la violence des ghettos, puis l’essentiel « Rastaman Vibration » (1976) qui sera le disque de Bob le plus vendu de son vivant, et son premier succès américain.

Le 3 décembre 1976 à Kingston, peu avant le grand concert en plein air « Smile Jamaica« , Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit une balle dans le bras, une dans la poitrine et cinq dans la cuisse tandis qu’une autre touche Rita à la tête. Don Taylor, leur manager américain, en sort très gravement blessé de six balles. Parmi les agresseurs, des membres des Wailers reconnaissent Jim Brown, un tueur proche du parti de droite pro-américain, le JLP.

Deux jours après l’attentat, courageusement Bob Marley participe comme prévu au concert Smile Jamaica à Kingston. Family Man Barrett, caché dans les collines, est remplacé ce jour-là par Cat Coore de Third World. Bob montre ses bandages à la foule. Il ne se sent plus en sécurité en Jamaïque et part en exil en janvier 1977. Il fait escale à Nassau, puis se réfugie à Londres. Il y enregistre les albums à succès « Exodus » et « Kaya » ainsi que le single Punky Reggae Party avec Lee Scratch Perry, qui scelle un pacte rebelle avec le mouvement punk anglais en plein essor. Les titres Jamming, Waiting in Vain notamment sont des tubes mondiaux. Sa relation avec la Jamaïcaine Cindy Breakspeare, Miss Monde 1976, contribue à le projeter à la une des médias.

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En mai 1977, une blessure au gros orteil faite en jouant au football se rouvre lors d’un match amical à l’hotel Hilton de Paris. Le médecin lui suggère des analyses. Le diagnostic est réalisé à Londres : Bob Marley souffre d’un mélanome malin (cancer de la peau), sans doute dû à une trop longue exposition au soleil. On lui prescrit une amputation urgente de l’orteil, mais un mélange de superstition de son entourage et de pression en pleine tournée européenne où il rencontre enfin son public contribuent à retarder l’opération.

En avril 1978, Bob Marley & the Wailers font un retour triomphal en Jamaïque. Lors du One Love Peace Concert, Bob parvient à réunir sur scène les deux ennemis politiques qui se disputent le pouvoir, Edward Seaga (JLP) et le Premier Ministre Michael Manley (PNP). C’est le sommet de sa carrière. Sans arrêt en tournée, Bob Marley & the Wailers enregistrent l’album en public « Babylon by Bus » au Pavillon de Paris de la porte de Pantin en 1978. Bob fait alors construire son studio, Tuff Gong, où il enregistre l’album « Survival« . Les succès se multiplient. Ils vont jouer jusqu’en Nouvelle Zélande, où ils sont accueillis chaleureusement par les Maoris.

En 1980, après une perte de connaissance, Bob Marley passe un examen aux rayons X où l’on voit cinq tumeurs, trois au cerveau, une aux poumons et une à l’estomac. Il ne dit rien à son entourage et joue un dernier concert enregistré à Pittsburgh. Bob part ensuite pour une clinique de Bavière où il suit un traitement original avec un ancien médecin nazi, le docteur Josef Issels qui prolonge sa vie au prix de dures souffrances. Le cancer se généralise.

À la fin de sa vie, Bob Marley se convertit à l’Église orthodoxe éthiopienne, dont la plus haute autorité était feu l’empereur d’Éthiopie Hailé Sélassié Ier (Jah Live), considéré par les rastas comme étant la réincarnation de Jésus annoncée dans l’Apocalypse (« le roi des rois, seigneur des seigneurs »). Il souhaitait finir ses jours en Jamaïque mais décède à Miami le 11 mai 1981, trop faible pour faire le voyage en avion jusqu’à Kingston.

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Marley was born in the small village of Nine Mile in Saint Ann Parish, Jamaica. His father, Norval Sinclair Marley, (born in 1895), was a Jamaican of English descent, with parents from Sussex. Norval was a Marine officer and captain, as well as a plantation overseer, when he married Cedella Booker, a black Jamaican then eighteen years old. Norval provided financial support for his wife and child, but seldom saw them, as he was often away on trips. Marley was ten years old when his father died of a heart attack in 1955 at age 60.

Marley suffered racial prejudice as a youth, because of his mixed racial origins, and faced questions about his own racial identity throughout his life. He once reflected:

I don’t have prejudice against myself. My father was a white and my mother was black. Them call me half-caste or whatever. Me don’t dip on nobody’s side. Me don’t dip on the black man’s side nor the white man’s side. Me dip on God’s side, the one who create me and cause me to come from black and white.

Marley and his mother moved to Kingston’s Trenchtown slum after Norval’s death. He was forced to learn self-defense, as he became the target of bullying because of his racial makeup and small stature (5’4″ or 163 cm tall). He gained a reputation for his physical strength, which earned him the nickname « Tuff Gong ».

Marley became friends with Neville « Bunny » Livingston (later known as Bunny Wailer), with whom he started to play music. He left school at the age of 14 and started as an apprentice at a local welder’s shop. In his free time, he and Livingston made music with Joe Higgs, a local singer and devout Rastafari who is regarded by many as Marley’s mentor. It was at a jam session with Higgs and Livingston that Marley met Peter McIntosh (later known as Peter Tosh), who had similar musical ambitions.

In 1962, Marley recorded his first two singles, « Judge Not » and « One Cup of Coffee« , with local music producer Leslie Kong. These songs, released on the Beverley’s label under the pseudonym of Bobby Martell,[4] attracted little attention. The songs were later re-released on the album Songs of Freedom, a posthumous collection of Marley’s songs.

In 1963, Bob Marley, Bunny Livingston, Peter McIntosh, Junior Braithwaite, Beverley Kelso, and Cherry Smith formed a ska and rocksteady group, calling themselves « The Teenagers« . They later changed their name to « The Wailing Rudeboys« , then to « The Wailing Wailers« , and finally to « The Wailers« . By 1966, Braithwaite, Kelso, and Smith had left The Wailers, leaving the core trio of Marley, Livingston, and McIntosh.

Marley took on the role of leader, singer, and main songwriter. Much of The Wailers’ early work, including their first single Simmer Down, was produced by Coxsone Dodd at Studio One. Simmer Down topped Jamaican Charts in 1964 and established The Wailers as one of the hottest groups in the country. They followed up with songs such as « Soul Rebel » and « 400 Years« .

In 1966, Marley married Rita Anderson, and moved near his mother’s residence in Wilmington, Delaware for a few months. Upon returning to Jamaica, Marley became a member of the Rastafari movement, and started to wear his trademark dreadlocks.

After a conflict with Dodd, Marley and his band teamed up with Lee « Scratch » Perry and his studio band, The Upsetters. Although the alliance lasted less than a year, they recorded what many consider The Wailers’ finest work. Marley and Perry split after a dispute regarding the assignment of recording rights, but they would remain friends and work together again.

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Between 1968 and 1972, Bob and Rita Marley, Peter McIntosh and Bunny Livingston re-cut some old tracks with JAD Records in Kingston and London in an attempt to commercialize The Wailers’ sound. Livingston later asserted that these songs « should never be released on an album … they were just demos for record companies to listen to. »

The Wailers’ first album, Catch A Fire, was released worldwide in 1973, and sold well. It was followed a year later by Burnin’, which included the songs « Get Up, Stand Up » and « I Shot The Sheriff« . Eric Clapton made a hit cover of « I Shot the Sheriff » in 1974, raising Marley’s international profile.

The Wailers broke up in 1974 with each of the three main members going on to pursue solo careers. The reason for the breakup is shrouded in conjecture; some believe that there were disagreements amongst Livingston, McIntosh, and Marley concerning performances, while others claim that Livingston and McIntosh simply preferred solo work. McIntosh began recording under the name Peter Tosh, and Livingston continued as Bunny Wailer.

Despite the breakup, Marley continued recording as « Bob Marley & The Wailers« . His new backing band included brothers Carlton and Aston « Family Man » Barrett on drums and bass respectively, Junior Marvin and Al Anderson on lead guitar, Tyrone Downie and Earl « Wya » Lindo on keyboards, and Alvin « Seeco » Patterson on percussion. The « I Threes« , consisting of Judy Mowatt, Marcia Griffiths, and Marley’s wife, Rita, provided backing vocals.

In 1975, Marley had his international breakthrough with his first hit outside Jamaica, « No Woman, No Cry » from the Natty Dread album. This was followed by his breakthrough album in the US, Rastaman Vibration (1976), which spent four weeks on the Billboard charts Top Ten.

In December 1976, two days before « Smile Jamaica« , a free concert organized by the Jamaican Prime Minister Michael Manley in an attempt to ease tension between two warring political groups, Marley, his wife, and manager Don Taylor were wounded in an assault by unknown gunmen inside Marley’s home. Taylor and Marley’s wife sustained serious injuries, but later made full recoveries. Bob Marley received only minor injuries in the chest and arm. The shooting was thought to have been politically motivated, as many felt the concert was really a support rally for Manley. Nonetheless, the concert proceeded, and an injured Marley performed as scheduled.

Marley left Jamaica at the end of 1976 for England, where he recorded his Exodus and Kaya albums. Exodus stayed on the British album charts for 56 consecutive weeks. It included four UK hit singles: « Exodus« , « Waiting In Vain« , « Jamming« , « One Love« , and a rendition of Curtis Mayfield’s hit, « People Get Ready« . It was here that he was arrested and received a conviction for possession of a small quantity of cannabis while traveling in London.

In 1978, Marley performed at another political concert in Jamaica, the One Love Peace Concert, again in an effort to calm warring parties. Near the end of the performance, by Marley’s request, Manley and his political rival, Edward Seaga, joined each other on stage and shook hands.

Survival, a defiant and politically charged album, was released in 1979. Tracks such as « Zimbabwe« , « Africa Unite« , « Wake Up and Live« , and « Survival » reflected Marley’s support for the struggles of Africans. In early 1980, he was invited to perform at the April 17 celebration of Zimbabwe’s Independence Day.

Uprising (1980) was Bob Marley’s final studio album, and is one of his most religious productions, including « Redemption Song » and « Forever Loving Jah« . It was in « Redemption Song » that Marley sang the famous lyric,
“ Emancipate yourselves from mental slavery
None but ourselves can free our minds…”

Confrontation, released posthumously in 1983, contained unreleased material recorded during Marley’s lifetime, including the hit « Buffalo Soldier » and new mixes of singles previously only available in Jamaica.

In July 1977, Marley was found to have malignant melanoma in a football wound on his right hallux (big toe). Marley refused amputation, citing worries that the operation would affect his dancing, as well as the Rastafari belief that the body must be « whole ».

Marley may have seen medical doctors as samfai (tricksters, deceivers). True to this belief Marley went against all surgical possibilities and sought out other means that would not break his religious beliefs. He also refused to register a will, based on the Rastafari belief that writing a will is acknowledging death as inevitable, thus disregarding the everlasting (or everliving, as Rastas say) character of life.

The cancer then metastasized to Marley’s brain, lungs, liver, and stomach. After playing two shows at Madison Square Garden as part of his fall 1980 Uprising Tour, he collapsed while jogging in NYC’s Central Park. The remainder of the tour was subsequently cancelled.

Bob Marley played his final concert at the Stanley Theater in Pittsburgh, Pennsylvania on September 23, 1980. The live version of « Redemption Song » on Songs of Freedom was recorded at this show. Marley afterwards sought medical help from Munich specialist Josef Issels, but his cancer had already progressed to the terminal stage.

While flying home from Germany to Jamaica for his final days, Marley became ill, and landed in Miami for immediate medical attention. He died at Cedars of Lebanon Hospital in Miami, Florida on the morning of May 11, 1981 at the age of 36. His final words to his son Ziggy were « Money can’t buy life. »

Marley received a state funeral in Jamaica, which combined elements of Ethiopian Orthodoxy and Rastafari tradition. He was buried in a crypt near his birthplace with his Gibson Les Paul, a soccer ball, a Cannabis bud, a ring that he wore every day that was given to him by the Prince Asfa Wossen of Ethiopia (eldest son of HIM), and a Bible. A month before his death, he was awarded the Jamaican Order of Merit.

Bob Marley’s music has continuously grown in popularity in the years since his death, providing a stream of revenue for his estate and affording him a mythical status in 20th century music history. He remains enormously popular and well-known all over the world, particularly so in Africa. Marley was inducted into the Rock and Roll Hall of Fame in 1994. Time magazine chose Bob Marley & The Wailers’ Exodus as the greatest album of the 20th century.

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In 2001, the same year that Marley was posthumously awarded the Grammy Lifetime Achievement Award, a feature-length documentary about his life, Rebel Music, was nominated for Best Long Form Music Video documentary at the Grammys. It won various other awards. With contributions from Rita, the Wailers, and Marley’s lovers and children, it also tells much of the story in his own words.

In Summer 2006, the City of New York renamed a portion of Church Avenue from Remsen Avenue to East 98th Street in the East Flatbush Section of Brooklyn Bob Marley Blvd.

Bob Marley had 13 children: three with his wife Rita, two adopted from Rita’s previous relationships, and the remaining eight with separate women. His children are, in order of birth:

1. Imani Carole, born May 22, 1963, to Cheryl Murray;
2. Sharon, born November 23, 1964, to Rita in previous relationship;
3. Cedella Marley born August 23, 1967, to Rita;
4. David « Ziggy », born October 17, 1968, to Rita;
5. Stephen, born April 20, 1972, to Rita;
6. Robert « Robbie », born May 16, 1972, to Pat Williams;
7. Rohan, born May 19, 1972, to Janet Hunt;
8. Karen, born 1973 to Janet Bowen;
9. Stephanie, born August 17, 1974; according to Cedella Booker she was the daughter of Rita and a man called Ital with whom Rita had an affair; nonetheless she was acknowledged as Bob’s daughter;
10. Julian, born June 4, 1975, to Lucy Pounder;
11. Ky-Mani, born February 26, 1976, to Anita Belnavis;
12. Damian, born July 21, 1978, to Cindy Breakspeare;
13. Makeda, born May 30, 1981, to Yvette Crichton.

Tours

* Apr–Jul 1973: Catch a Fire Tour (England, USA)
* Oct–Nov 1973: Burnin’ Tour (USA, England)
* Jun–Jul 1975: Natty Dread Tour (USA, Canada, England)
* Apr–Jul 1976: Rastaman Vibration Tour (USA, Canada, Germany, Sweden, Netherlands, France, England, Wales)
* May–Jun 1977: Exodus Tour (France, Belgium, Netherlands, Germany, Sweden, Denmark, England)
* May–Aug 1978: Kaya Tour (USA, Canada, England, France, Spain, Sweden, Denmark, Norway, Netherlands, Belgium)
* Apr–May 1979: Babylon by Bus Tour (Japan, New Zealand, Australia, Hawaii)
* Oct–Dec 1979: Survival Tour (USA, Canada, Trinidad/Tobago, Bahamas)
* May–Sep 1980: Uprising Tour (Switzerland, Germany, France, Norway, Sweden, Denmark, Belgium, Netherlands, Italy, Spain, Ireland, England, Scotland, Wales, USA)

Awards and honors

* 1976: Band of the Year (Rolling Stone)
* June 1978: Awarded the Peace Medal of the Third World from the United Nations
* February 1981: Awarded Jamaica’s third highest honor, the Jamaican Order of Merit
* March 1994: Inducted into the Rock and Roll Hall of Fame
* 1999: Album of the Century for Exodus (Time Magazine)
* February 2001: A star on the Hollywood Walk of Fame
* February 2001: Awarded Grammy Lifetime Achievement Award
* 2004: Rolling Stone Magazine ranked him #11 on their list of the 100 Greatest Artists of All Time.
* « One Love » named song of the millennium by The BBC
* Voted as one of the greatest lyricists of all time by a BBC poll.

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