DYLATH-LEEN: Biographie

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DYLATH-LEEN voit le jour en septembre 1999 avec Bertrand Oria, Kathy Coupez, Carine Pochet, Igor Landorique et Jérémy Mairesse respectivement batteur, guitariste-chanteuse, claviériste, guitariste-chanteur et bassiste. Les différents membres écoutant tous des styles différents de Metal, combinent leurs influences (Death technique, brutal, mélodique ou atmosphérique, hardcore, power…), ce qui donne alors LE style DYLATH-LEEN.

L’originalité du groupe repose sur le fait que D-L mélange donc plusieurs styles (ce qui donne toutefois un résultat homogène et pertinent) mais cette originalité se porte d’abord sur le partage de deux chants : un chant masculin Death et un chant féminin alternant des chants Death, Thrash, Black ou des voix claires… Ces deux chants sont répartis de manière égale sur Insecure ce qui provoque parfois chez les auditeurs un doute assez amusant : Qui chante ?! Ce partage est parfois présent dans les mêmes morceaux comme dans Mass blindness and fabrication, Et nox facta est ou Blood is thicker than water, les autres compos étant chantées par un des deux vocalistes (Kathy ou Igor, à vous de trouver qui… réponses dans le livret !!!).

D-L utilise également des claviers aux sons éthérés et envoûtants, des lignes de basse très présentes, des guitares à la « Carcass » et une batterie « rentre-dedans » non dénuée de technicité, et de finesse ! Chaque auditeur peut donc y retrouver un élément musical de son goût. Certains qualifieront Dylath-Leen de Black ou encore de Thrash mais D-L se positionne réellement dans un Death à la fois atmosphérique et mélodique.

La formation ressent très vite le désir d’enregistrer un album. D-L entrera en studio en juillet 2001 et enregistrera « Insecure » en moins de 15 jours au L-B Lab (Roncq, FRANCE). D-L mixera ensuite les 11 titres de l’album aux Impuls-Studio (Hérent, BELGIQUE) durant 4 jours, travail mené par la main de fer de Stephan Kraemer.
C’est après le mixage d’ Insecure que Bertrand Oria et Carine Pochet décident de quitter le groupe, décision provoquée par un manque de temps libre et par des occupations autres que musicales. C’est alors qu’Arnaud Brabant (ancien batteur de Gokstad – Black Metal) et Magali Séguy (claviers) intègrent DYLATH-LEEN fin octobre 2001.

Le groupe qui voulait auto-produire son premier opus voit son budget se limiter (budget alloué par des partenaires croyant en l’avenir prometteur de DYLATH-LEEN tels que Stéphane BURIEZ, Le Défi-Jeunes, le Crous, le Clap, Angel music,…). L’étape finale de la production se fera donc en mars 2002 au Master-Lab (Nantes, FRANCE), qui s’occupe alors du mastering, de la réalisation de l’artwork (conçu par Kathy) et du pressage. Insecure sortira dans l’underground Metal assez tardivement (le 20 avril 2002), date à laquelle le groupe se voit faire un festival avec les groupes No Flag, Hertz and Silence et Gojira.

Sur scène, D-L dégage une ambiance très particulière : c’est à la fois impressionnant, rageur, intimiste et furieux !!!

Les diverses chroniques de l’album Insecure se révèlent très positives, tout comme les nombreux avis que le groupe reçoit par e-mail, courrier, et régulièrement auprès du public.
D-L vient de signer avec Thundering Records pour une distribution nationale d’ Insecure, et cherche également à faire le plus de concerts possible. Le groupe travaille actuellement sur les arrangements de ses nouvelles compositions qui s’avèrent plus brutales, mais qui gardent tout de même la touche D-L à savoir son côté rageur, écorché et mélodique. Les chants de Kathy sont plus variés et sont devenus encore plus agressifs et torturés.

DYLATH-LEEN prévoit d’enregistrer son second album intitulé Semeïon courant 2005. Tous les titres de l’album sont composés et traitent des maladies mentales, chaque morceau dégageant une atmosphère particulière qui se rapproche de la pathologie abordée dans chaque texte…

Interview:

Leprozy : Comme c’est la première fois que l’on se rencontre, je vous propose que vous commenciez par présenter le groupe, comment vous vous êtes formé, etc..

Kathy : DYLATH LEEN a était formé en 1999. Avec Jérémy à la basse, Bertrand à la batterie, Igor à la guitare, Carine aux claviers et moi même au chant et à la guitare. A la base on était des musiciens qui avaient des influences très différentes qui allaient du hardcore au death, au thrash. Cela aurait pu être un frein pour nous mais on c’est dit qu’on allait tout regrouper, faire un mix, que ça pouvait être quelque chose de très intéressant. A la base notre but commun était surtout de faire un album qui soit pro dès le départ, de ne pas passer par la case démo, tout de suite tenter la grande aventure de l’album. Donc voilà on a sorti Insecure en 2001, Bertrand et Karine ont quitté le groupe juste après l’enregistrement du cd. Maintenant c’est Magalie et Arnaud qui sont respectivement claviériste et batteur.

Pour l’enregistrement de votre album, vous êtes passés par un studio traditionnel ou via un home studio?

Igor : pour cet album on a enregistré avec Stéphane Buriez au LB Lab que l’on connaît bien puisque l’on est de la même région à la base. Puis on a mixé au studio Impulse à côté de Bruxelles avec Stéphane Kraemer qui a une expérience avec les groupes de metal comme CARCARIASS, GOJIRA,… Il a de belles références à son actif et puis on aimait bien le travail qu’il pouvait faire sur ces productions. On a visé ça dès le départ.

Votre album est sorti d’abord en autoprod puis récemment via Thundering Records, c’est exactement le même produit où vous avez fait des retouches?

Kathy : non, c’est exactement le même produit en fait puisqu’il nous restait quelques exemplaires et Laurent de Thundering qui a vu qu’il se passait un buzz autour du groupe c’est dit bon c’est vraiment dommage qu’il ne soit pas distribué au niveau national. Il est donc sorti en Janvier 2005.

Igor : on a cherché assez longtemps aussi pour la distribution, on voulait pas signer l’album trop vite et pas faire des erreurs de ce côté là.

Vous avez bien pris votre temps en effet (rires)!

Kathy : (rires)
Igor : au niveau final on se dit que l’on a vraiment bien fait parce que les retombées que l’on a aujourd’hui sont telles qu’on pense que l’on ne les aurait pas eu en signant trop vite n’importe quel contrat à l’époque.

Vous avez géré comment alors cette période? Vous avez fait quelques concerts, continué de composer?

Kathy : on a continué de composer. On a préparé le second album qui sort bientôt… (rires) On a essayé de démarcher pour faire des concerts ce genre de choses mais le problème c’est bien évidemment quand on demande de faire des dates importantes il faut que l’on soit distribué, c’est le cercle vicieux à chaque fois. C’est vrai que maintenant que l’on est distribué c’est un peu plus facile pour nous.

Igor : c’est effectivement un cercle vicieux. Pour être distribué faut faire beaucoup de dates et faire beaucoup de bruit, et pour faire beaucoup de dates il faut être distribué…Tous les groupes qui essaient de se professionnaliser sont confrontés à ça, ils se reconnaîtront il n’y a pas de problème!

Concernant ce deal avec Thundering il ne concerne que la distribution?

Kathy : oui on a signé juste pour la distribution d’Insecure en France. Sachant que Laurent a un droit de « réserve » sur l’album à venir mais on va voir comment cela va se passer, rien n’est encore sûr en fait.

Et donc le prochain album il est prévu pour quelle date? Il est composé?

Kathy : il est composé en effet, on pourrait même dire qu’il est enregistré (rires)! En fait il manque juste les chants à poser et faire le mix. Si tout va bien on espère qu’il sortira en Avril 2006. Avec un grand personnage de la scène métal mais je dis pas qui!

Ce sera donc la surprise! Concernant la thématique de ce nouvel album, ce sera toujours basé sur le thème Lovecraft?

Igor : Oui, alors ce que l’on fait c’est que l’on travaille sur des thèmes de Lovecraft. Le premier album c’était le sentiment d’insécurité de la personne qui s’exprime à travers les textes. C’est une constante dans les nouvelles de Lovecraft. Là on travaille sur la folie qui est un deuxième thème plus flagrant dans son œuvre. On donne à chaque titre le moyen d’exprimer les souffrances d’une pathologie. On s’est énormément documenté sur les sujets forcément, et puis on essaie de créer des ambiances de morceaux, que ce soit musicalement ou vocalement, de retranscrire vraiment ce que peut être la souffrance de telle ou telle pathologie.

Les textes sont donc quelque chose de très important pour vous?

Igor : on avait l’envie de toute façon de faire des albums assez cohérents au niveau textuels, quelque chose d’orienté. On partira de toute façon toujours dans cette veine là, c’est de faire un thème pour un album. Là par exemple pour retranscrire la folie, en terme d’accord on a retravaillé sur des accords qui sont pas forcément naturels, avec des sonorités assez dissonantes. C’est ça qui créé cette sorte de confusion que l’on peut conférer à la folie.

Pour la composition des morceaux, vous procédez comment, ensemble ou c’est plus quelqu’un qui apporte la base des compos?

Kathy : alors c’est Igor qui ramène la base des morceaux, le squelette avec tous les riffs guitare. Ensuite Jérémy, Magalie et Arnaud mettent leurs propre parties dessus. On peut dire que la patte DYLATH LEEN revient à Igor.

Et pour le placement du chant death féminin et masculin, vous faites comment pour vous partager les morceaux?

Kathy : c’est vraiment une question de ressentie, on a pas vraiment calculé.

C’est chaque chanteur qui ressent mieux telle ou telle compo et veux plus s’investir dedans?

Kathy : il y a ça aussi. On compose d’abord et une fois que l’on voit quelle ambiance dégage le morceau on écrit le texte en conséquence et ensuite on place tel ou tel chant dessus. Là ce serais mieux ton chant qui collerais à l’ambiance du morceau ou inversement.

Igor : en gros une fois que l’on a l’instrumental on essaie d’idéaliser le morceau avec une voix ou avec l’autre et de se dire effectivement la dessus ça tomberait mieux de faire comme ça, pas en terme de convenance mais en terme de ce que l’on a envie de faire, de réaliser.

On avait entendu parlé de DYLATH LEEN via une d’interview d’Angela d’ARCH ENEMY et son projet de livres sur les chanteuses dans le métal. Est-ce que vous avez ressenti des retombées après cela? A l’étranger?

Kathy : les retombées sont toujours moindre à l’étranger qu’en France ça c’est sûr. Mais le fait qu’Angela ait cité notre groupe dans Metallian c’est quand même une bonne chose pour nous et donner une certaine crédibilité au groupe sans que ce soit pour autant des paroles d’évangile.

Igor : c’est vrai que si ça peux susciter la curiosité de quelques personnes pour allez jeter une oreille, parce qu’effectivement ce que l’on fait est différent d’ARCH ENEMY, le point commun c’est qu’il y ai un chant féminin agressif mais au delà de ça musicalement on est pas dans le même registre, etc…

C’est pas les frères Amott à la guitare (rires)!

Kathy : (rires)

Igor : (rires) il n’y a pas de problèmes de ce côté là! Tu parlais de l’étranger tout à l’heure, on a un bon public en Belgique, d’une part avec la région on se situe près de la Belgique mais on a aussi là bas notre management, booking agency ce qui fait que l’on tourne pas mal. On a un public qui est là bas de plus en plus important.

Ça pourrait éventuellement inclure un plan pour jouer dans un festival là bas , Graspop ou autre?

Igor : alors par contre là bas il y a des collectifs différents qui travaillent pas forcément sur le même type de programmation. Et nous on est pas avec le collectif qui travaille avec le Graspop. Il y a d’autres festivals sur lesquels on pourra peut être se trouver prochainement, et cela c’est en cours on va dire, on y travaille!

On parlait d’ARCH ENEMY, sur les dernières dates espagnols du groupe c’est GOJIRA qui a ouvert pour eux, à Barcelone et Bergara. Qu’est ce que vous pensez justement de tout le buzz qui est en train de se faire autour du groupe?

Kathy : je suis vraiment contente pour eux, je penses vraiment qu’il le mérite. C’est un groupe à part qui a son approche du métal avec quelque chose de différent. Ils ont ce côté humble qui est attirant je trouve, et qui fait qu’ils ont encore plus de mérite que d’autres groupes.

Cela pourrait servir de « locomotive » pour les autres groupes français s’ils arrivaient à s’imposer à l’étranger?

Kathy : déjà c’est une bonne image pour la France. C’est quelque chose de bien, c’est vrai que l’on avait pas de réel leader français depuis un bon moment. GOJIRA, c’est très bien qu’ARCH ENEMY les aient repéré et qu’ils aient pu tourner avec eux. Ça peut être que bénéfique pour nous et pourquoi pas que les auditeurs étrangers fassent plus attention aux produits français qui pour l’instant sont vraiment mis de côté.

Igor : si ça peux redorer le blason du métal français, notamment auprès du propre public français c’est pas mal, pour le public international c’est pareil. Après on peut exprimer une « crainte » c’est qu’il faudrait espérer qu’après tout ce qui est pressé en France ne voit pas non plus partout des suiveurs de GOJIRA. Faudra pas voir ça trop facilement non plus. Quelque part il faut espérer que ce phénomène – ils sont extrêmement méritant, c’est génial ce qu’ils font – ne masque pas tous les autres groupes de la scène.

Pour finir, comme on est en fin d’année, période de vœux et de bonnes résolutions, qu’est ce que vous envisagez pour 2006?

Kathy : on est très sage (rires)!

Igor : Sortir l’album le plus vite possible! On l’a aux tripes et il faut qu’on puisse le sortir le plus vite possible, pour nous c’est vital.

Et après tourner? C’est quelque chose d’important pour vous?

Igor : ah oui, tourner autant que possible!

Justement c’est la première fois que vous venez jouer au Sud de la Loire, avant vous n’avez assuré que des concerts au Nord de Paris?

Igor : voilà. C’est une première et on espère que ça va pouvoir se reproduire aussi vite que possible!

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The beginning… The band was created in Sept. 1999 with Bertrand Oria (drums), Kathy Coupez (guitars, clean & harsh vocals), Carine Pochet (keyboards), Igor Landorique (guitars, harsh vocals) & Jeremy Mairesse (bass guitar). Each of them combined their various influences (technical death, brutal death, melodic or atmospheric metal, HxC, power-metal…) to create a unique DYLATH-LEEN style.

Then DYLATH-LEEN enters the scene with the [Insecure] album. Recorded and mixed in renowned studios such as the LB Lab (S.Buriez – Loudblast) and the Impuls Studios (S.Kraemer – Gojira, Carcariass), this brand new professional production gives the band’s musicians the opportunity to reveal all their talent. Composed of five members having numerous influences, DYLATH-LEEN takes us to Melodic Death-Metal of which originality lies in the alchemy of 2 surprising singings : female vocals alternating growls (Death / Thrash and Power) and spellbinding clear voices, and male-deep-Death-Metal vocals. These 2 main assets, accompanied with ethereal keyboards, original bass lines, loud and technical drums and « Carcass-influenced » guitars, give DYLATH-LEEN its enraged, tormented and atmospheric style which has already convinced many followers. Dynamic and efficient, DYLATH-LEEN will for sure initiate you to its fury !

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