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Désolé, Bio uniquement en Anglais.

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Interview:

Merci Markus de bien vouloir nous accorder cette interview pour le webzine http://www.auxportesdumetal.com/.
Peux tu stp nous présenter en quelques mots votre nouvel album « Nostalgic Heroes »
?

Sur cet album, malgré toutes les évolutions que nous avons connues, la musique de MZ reste une sorte de metal neo-classique mélangé à quelques petites touches de symphonique. Et, toujours sur le plan strictement musical, « Nostalgic Heroes » a pour particularité de marquer un vrai tournant pour MZ. Au départ, il a aussi été composé comme un nouvel opus instrumental. Puis, avec cette base, le chant s’est greffé dessus.
Avec ce cinquième album, notre musique est devenue plus posée, plus « simple » d’approche qu’auparavant. L’apport de tous les musiciens, à ce niveau, est indéniable…

C’est déjà le 5ème album de M.Z. et le premier non instrumental. Pourquoi avez-vous décidé de rajouter du chant ? Est ce que c’était une vraie volonté de votre part ou juste un moyen vous permettant de cibler un public plus large ?

Dans notre précédent album « Romantic », avec les moyens que l’on s’était accordé et avec un minimum de recul, nous avions l’impression d’avoir été aussi loin que possible dans cette approche musicale basée sur le mélange « classical-metal » en restant dans notre trip instumental.
Donc, comme on voulait approcher une autre dimension musicale, l’arrivée de Jean-Jacques a été le déclencheur.

Je ne connais pas vos 4 précédents albums. Peux-tu stp me résumer leur style et me parler des influences qu’ils contiennent ?

On a effectivement fait quatre albums auparavant (c’est d’ailleurs un tort de ne pas les connaître…lol).
On a toujours été influencé par différents groupes de pur metal, guitar-heroes et musique classique…
Le premier « essai » : « Blood Is Life » date de 1999 et est plutôt une grosse démo que l’on a réussi à faire distribuer. Puis, les deux albums suivants « Next World Will Be Yours » (2001) et « Under The Silver Cross » (2003) sont très orientés « guitar heroes – néo classique ». Enfin, avec l’avant dernier album en date, « Romantic », on a essayé d’aller encore plus loin dans le concept « musique classique » en faisant des reprises et adaptations de grands compositeurs et des morceaux personnels très conceptuels avec des choeurs et des structures alambiquées et progressives…

Pour « Nostalgic Heroes », vous avez embauché Jean-Jacques Fanciullotti comme chanteur. Comment l’avez-vous rencontré et pourquoi l’avez-vous choisi lui ?

Première chose que je tiens à préciser : ce n’est pas nous qui avons choisi Jean-Jacques, mais on a eu la chance que ce soit lui qui nous choisisse… Laurent et Jean-Jacques jouaient dans le même groupe auparavant (Odyssey). Ce groupe a d’ailleurs sorti un album en septembre 2005.
De plus, cela faisait longtemps que je voulais jouer avec lui. Après lui avoir fait une « mise à plat » des morceaux de « Nostalgic Heroes » (j’avais alors une idée derrière la tête), il m’a appelé pour me dire qu’il aimait les morceaux et voulait chanter sur presque tous. Puis, dans la même conversation, il m’a dit qu’il voulait faire partie du groupe à part entière. Cela fait longtemps que je le connais et, c’est la première fois qu’il adhère vraiment à 100% à la démarche de MZ.

Cet album est également l’occasion du retour du guitariste originel Zan Dang dans M.Z. Peux tu nous résumer le parcours de Zan au sein de M.Z. ? Son jeu est très technique, quelle formation a-t-il suivi et quelles sont ses influences ?

En fait, je me permets d’abord de préciser que c’est Julien Adamo, notre ancien guitariste qui joue toutes les parties de guitares de l’album. Je tiens d’ailleurs à lui rendre hommage pour tout l’excellent travail qu’il a accompli sur ce disque.
Et, lorsque, pour des raisons professionnelles, Julien est parti du groupe, la meilleure solution était pour nous que Zan réintègre MZ. Il était parti deux ans et demi auparavant principalement parce qu’il en avait un peu assez du 100% instrumental. Donc, la raison de son retour était excellente. Et puis, c’est quand même lui le co-fondateur de MZ, il était tout naturel qu’il se réinvestisse dans le groupe comme il l’a toujours fait depuis le début…
Son parcours de guitariste est tout ce qu’il y a de plus logique et traditionnel… Au début, il imitait les gens qu’il aimait puis, il a commencé a trouver sa personnalité en composant et en affirmant ses goûts musicaux dans plusieurs groupes. C’est peu après que je l’ai rencontré, en 1995, et qu’il a intégré mon groupe de l’époque…

Es-tu d’accord pour dire que « Nostalgic Heroes » est très influencé par Royal Hunt, Stratovarius et Malmsteen ? Quelles autres influences y vois-tu ?

Au niveau des influences et des similitudes, je ne sais pas exactement. Je n’ai pas le recul nécessaire pour pouvoir le dire. Si tu le penses, c’est que cela doit être vrai. En tout cas, j’aime beaucoup les groupes que tu cites. A part ça, j’aime beaucoup aussi des groupes que « Ark Storm », « Ritchie Blackmore’s Rainbow », « Riot ». Et, bien entendu quelques grands compositeurs des XVIIème et XVIIIème siècles.

M.Z. officie dans un métal symphonique assez traditionnel directement venu des années 80-90. Es tu nostalgique des années « Rising Force » ? Que penses-tu globalement du métal aujourd’hui ?

Le côté « nostalgique » de l’album (d’où son nom..), c’est plutôt une « vision » de l’avenir et nous pas un regard sur le passé… Ce qui est passé est terminé, cela ne sert à rien de se lamenter en disant « c’était mieux avant »…
Donc, non, désolé, je ne suis pas du tout nostalgique des années 80. Je trouve au contraire que, à part quelques grands groupes, il y avait à cette époque là un sacré paquet de groupes « transparents » très peu créatifs avec des productions bien faiblardes. Et, le milieu des années 90 fût, à mon sens, beaucoup plus fécond en bons groupes… l’espèce de « revival » du metal mélodique dominé par des groupes comme Stratovarius et Angra a été une très bonne chose pour ma musique préférée.
Et, en continuant à parler du passé, en matière de groupes et de courants musicaux, je préfère largement les années 70 aux années 80…
Sinon, pour finir de répondre à ta question, effectivement, je trouve qu’il y a de très bons groupes aujourd’hui…
Avec des productions très solides et une créativité et des innovations sans cesse accrues (le mélange groupe-orchestre, les voix soprano dans le métal, le métal-progressif, les guitar-heroes vraiment inclus dans leurs groupes, etc… sont des « innovations » des années 90).
J’aime aussi beaucoup utiliser les nouvelles possibilités qui nous sont offertes (sites spécialisés sur internet, samplers de magazines…) pour découvrir de nouveaux groupes. J’ai fait plein d’excellents achats par ces biais (Kenziner, Virtuocity, Malice Mizer, Secret Sphere, Time Requiem, At Vance…).

La production est des plus professionnelles. Où et comment avez-vous enregistré et mixé cet album ?

En fait, j’ai un petit studio à la maison et, comme, au moment de débuter l’enregsitrement de « Nostalgic Heroes » mon matériel commençait à être satisfaisant en terme de qualité (en terme d’utilisation, c’est autre chose…), je me suis dit que j’allais me lancer à 100% dans l’aventure de l’enregistrement et du mixage.
Donc, pour ce nouvel album, j’ai enregistré et mixé moi-même.
Bon, autant l’avouer, Yvan Barreyre et les autres musiciens (surtout Laurent qui s’y connaît pas mal) m’ont quand même beaucoup conseillé et orienté…
C’était donc une expérience bien intéressante. J’avais l’avantage d’être chez moi, de pouvoir travailler quand je voulais autant de temps que je le désirais… cela aide tout de même pas mal de ne pas avoir à regarder constamment la montre pour ne pas que cela revienne trop cher…
Bref, j’ai pris mon temps pour arriver à un résultat intéressant.

Tu es un bassiste très technique, un « bass-hero » en somme. « Nostalgic Heroes » comporte beaucoup de basse : l’instrumental « Polytheist » et sur de nombreux solos surtout dans les derniers morceaux. Peux-tu nous décrire ton parcours et ta formation ? Qui sont les bassistes qui t’ont le plus influencé au cours de ta carrière ?

J’avoue que ce n’est pas trop mon truc d’être considéré comme un « bass-hero ». Je laisse cela à d’autres instrumentistes plus techniques que moi. J’essaie de servir la musique de mon mieux. Et je pense que les interventions « solistes » de la basse sur l’album sont justifiées musicalement. Elles ne sont pas qu’un étalage de technique pure.
Ma formation musicale est sans aucun doute la même que celle des amateurs passionnés. J’ai découvert la basse « sur le tard », je me suis aperçu que cet instrument convenait vraiment à ma personnalité et que, en travaillant constamment et assidûment, j’ai réussi à m’épanouir musicalement à travers cet instrument.
Pour cela, j’ai travaillé graduellement au niveau de la difficulté, au début en plagiant les gens que j’aimais (Steve Harris et Yngwie Malmsteen notamment) puis en adaptant des oeuvres qui me touchaient (vous pouvez aller sur notre site internet mz-music.com pour télécharger quelques unes de ses adaptations).
Mais, malgré tout, je ne me suis jamais vraiment pris d’amour pour quelques bassistes que ce soit. J’avoue qu’il y a peu de bassistes que j’admire dans le métal. Il y a bien Isamu Takita que j’adore pour son style et sa technique. C’est à peu près tout. Depuis que je me suis mis à la six cordes (il y a un peu plus de dix ans), j’aime vraiment décortiquer les thèmes de contrebasses et de violoncelles de grandes pièces classiques. Cela m’intéresse beaucoup plus.

Quand on écoute la partie de slap sur « Landscape Fading Into Infinity », cela sonne un peu à la façon de Patrice Guers ou de Pascal Mulot. Que penses-tu de ces 2 bassistes français et de leur jeu ?

Rectification : ce n’est pas du slap sur le solo de « Landscape Fading Into Infinity » mais du tapping. Pendant ce phrasé j’ai essayé de « frapper » vraiment fort le manche pour faire saturer le préampli et les micros… cela donne une espèce d’effet très « claquant » qu’on l’on peut effectivement confondre avec du slap. Soit dit en passant, c’est assez difficile à reproduire nickel sur scène…
Pascal Mulot et Patrice Guers sont indéniablement d’excellents bassistes, mais je n’aime pas trop leurs approches musicales. Beaucoup trop « jazzy »et « académiques » (dans leur vidéo pédagogiques en tout cas) pour moi. Je n’ai jamais compris le jazz. Je crois que je ne m’y ferais jamais… Je suis trop fan des gammes « classiques » (harmoniques mineures et phrygiennes) pour m’ouvrir à quoi que ce soit d’autres.
De plus, ces deux bassistes (et quelques autres) sont des « requins », c’est-à-dire qu’ils sont capables de tout jouer à la perfection… Ce n’est pas du tout mon cas. Je ne sais rien faire d’autre que du MZ…

M.Z. est aujourd’hui peu connu sur la scène métal française. Comment expliques-tu cela ? Penses-tu que ce nouvel album va vous faire décoller ?

Toutes les explications « fumantes » que je pourrais te donner seraient sans doute toutes liées au fait que nous n’ayons pas les moyens de communiquer autours de notre musique… En dehors de notre style musical peut-être démodé et décrié, c’est à mon sens le facteur le plus important du fait que l’on ne soit pas du tout connu.
Quoiqu’il en soit, et même si j’adore « Nostalgic Heroes » et que j’en suis vraiment fier, franchement, je ne pense pas que MZ va décoller avec ce disque, ni avec aucun autre…
De toute façon le marché du disque est saturé et en chute libre et nous comprenons très bien qu’il n’y ait pas de place pour des groupes comme nous dans le « paysage musical français »…
Tant pis, on s’en est fait une raison depuis bien longtemps.
Cela nous est parfaitement égal. Envers et contre tout, nous avons la flamme en nous, nous sommes passionnés et on continuera à jouer toute notre vie…

Que penses-tu des labels et des systèmes de distribution d’albums metal ? Est-ce qu’un groupe français de métal débutant aujourd’hui, avec les moyens qu’on lui donne, a une chance de percer ?

Qu’est-ce que tu entends par percer ? Vivre de sa musique ou avoir une raisonnable popularité « underground » ? Vivre de sa musique en France, dans notre style, à mon avis, c’est extrêmement difficile. Je pense qu’il faut vendre trop de disques par rapport à la popularité du metal sur notre territoire. Pour cela, il faut déjà avoir des moyens de communications énormes et se donner dans le travail sans faire quoi que ce soit d’autres…
D’un autre côté, grâce au fait qu’aujourd’hui n’importe quel groupe puisse faire un disque « qui sonne » avec peu de moyens, les petits labels remplissent bien leur rôle sans ou presque d’investissements financiers au niveau de la production. Cela leur permet de distribuer un nombre conséquent de groupes… A ce niveau là, c’est vraiment positif.
Donc, oui, avec un minimum d’investissement pour tourner et pour la distribution, un groupe « débutant » de bon niveau peut faire connaître son nom sur le plan de la popularité dans le milieu « underground »… Quant à vivre de sa musique, comme je le disais plus haut, à mon avis, c’est une toute autre histoire.
Mais, bon, après tout, ta question est bien difficile pour un simple musicien amateur comme moi et je ne fais te donner que mon avis…

Quels sont vos projets pour l’année 2007 ? A-t-on une chance de vous voir en tournée ? Si oui, où et quand ?

Nous avons pratiquement fini de composer et d’arranger le futur sixième album. Et donc, dans la foulée, nous avons commencé à enregistrer les basses-batteries de quelques titres. De plus, on travaille le répertoire actuel et on réarrange (avec du chant lead) des morceaux de l’album « Romantic » pour la scène.
Bref, actuellement, vu nos emplois du temps respectifs, on ne chôme pas…
En ce qui concerne les concerts (je n’ose même pas parler de tournée), ce n’est pas faute de vouloir, mais on n’en fait très peu… Vraiment, on essaye de se bouger mais c’est très difficile pour nous de trouver des concerts. Donc, pour l’instant, à part une date de prévue le 21 avril prochain à Saint-Etienne, rien à l’horizon.

Merci beaucoup d’avoir pris du temps pour cette interview et bonne chance pour la promo de « Nostalgic Heroes » !

Merci à toi pour cette interview. A bientôt. Salutations musicales à tous tes lecteurs.

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Subtle blending of heavy metal & classical influenced music, in the tradition of great composers of the 17th & 18th centuries, this heavy metal is mostly instrumental, powerful & with high technical level & class.

Born from the genuine mind of Markus Fortunato, one of the best bass players of his generation, with exciting new talent of Zan Dang on guitars, MZ composes baroque & romantic songs, kinda tribute to great classical composers.

After one album on an independent label, MZ signed with NTS (Rhapsody, Edguy, Stratovarius, Hammerfall, Manowar in France) & released 2 acclaimed CD. After NTS bankruptcy, Thundering Records / Manitou Music signs the band for the release of “Romantic”, the 4th Cd of the band.

Between virtuosity & romantic side, MZ adds this time some male vocals parts in the most lyrical way. Delivered like a concerto, “Romantic” their 4th album to date reveals fantastic pieces, which are enlighten by fluid & lyrical parts.

MZ now works on its new album « Nostalgic Heroes », to be released on the second half of 2006.

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